Deux destroyers américains ont franchi le détroit d'Ormuz sans incident — la première traversée depuis le début de la guerre.
Trump a annoncé que les États-Unis ont commencé à « dégager » le détroit d'Ormuz, affirmant que les 28 navires poseurs de mines iraniens ont été coulés et que des navires de guerre américains traversent désormais la voie navigable sans opposition. Deux destroyers de la Marine auraient franchi le détroit sans incident — le premier passage de ce type depuis le début du conflit il y a six semaines, quand l'Opération Epic Fury a tué le Guide suprême Ali Khamenei et que l'Iran a riposté en fermant le point de passage pétrolier le plus critique au monde.
La réalité derrière la rhétorique est plus compliquée. L'Iran a dispersé des mines à travers le détroit pendant les premiers jours de la guerre, et même Téhéran ne peut pas toutes les localiser. Le transport maritime commercial reste gelé, les assureurs refusent de couvrir les navires traversant le passage, et les garde-côtes n'ont encore déclaré aucune voie totalement sûre pour le trafic pétrolier. Des pétroliers vides se dirigeant vers les États-Unis pour charger du brut peuvent signaler de la confiance, mais ils naviguent vers des ports qui dépendent encore d'un pétrole transitant par une voie maritime qui n'est pas encore ouverte aux affaires.
Pour Trump, le récit d'Ormuz est un exercice d'équilibriste. Chaque jour où le détroit reste fermé, les prix de l'essence grimpent et sa promesse d'énergie américaine bon marché s'érode. L'armée dispose de la puissance de feu pour imposer la liberté de navigation, mais le faire de manière agressive risque de faire s'effondrer le cessez-le-feu au moment même où Vance et Kushner s'assoient avec les négociateurs iraniens à Islamabad. Les prochains jours détermineront si Trump peut maintenir la pression sans faire exploser la diplomatie que sa propre équipe tente de construire.