Jared Kushner rejoint JD Vance et Steve Witkoff à Islamabad pour les négociations avec l'Iran.
La délégation américaine qui a atterri à Islamabad ressemble à une affaire de famille Trump. Le vice-président JD Vance dirige l'équipe, flanqué de l'envoyé spécial Steve Witkoff — l'avocat immobilier devenu négociateur en chef — et de Jared Kushner, le gendre du président dont les Accords d'Abraham lui ont valu une place permanente à la table du Moyen-Orient. Face à une délégation iranienne de 71 membres truffée d'experts techniques et dirigée par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, le camp américain joue la carte de l'équipe resserrée et personnelle.
La présence de Kushner est le signal le plus révélateur de la façon dont Trump perçoit ces pourparlers. Il n'est pas un fonctionnaire gouvernemental. Il ne détient aucun titre diplomatique officiel. Mais il possède quelque chose qu'aucun envoyé ne peut reproduire : un accès direct au président et la confiance qui accompagne les liens familiaux. Son retour dans la diplomatie moyen-orientale suggère que Trump voit Islamabad non pas comme un exercice diplomatique de routine, mais comme un moment qui définira son héritage — le genre d'accord qui mérite un chapitre dans l'autobiographie.
Le défi qui attend ce cercle restreint est colossal. L'ordre du jour inclut le stock d'uranium iranien, ses capacités de production de missiles, l'avenir des sanctions américaines et l'empreinte militaire américaine à travers le Moyen-Orient. Chacun de ces points pourrait à lui seul mobiliser des mois de diplomatie traditionnelle. Vance et son équipe disposent de jours, peut-être une semaine, avant que la fenêtre de cessez-le-feu de deux semaines ne se referme et que la pression pour reprendre les hostilités ne devienne écrasante. Savoir si les relations personnelles et l'ambition présidentielle peuvent se substituer à la machinerie diplomatique institutionnelle est l'expérience qu'Islamabad s'apprête à mener.